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Après un mois exotique en Polynésie Française, nous avons découvert le continent sud américain par le Chili. Lors de notre premier passage de 15 jours nous avons commencé par la mystérieuse île de Pâques, puis les villes de Santiago et Valparaiso qui nous ont déjà donné un bel aperçu du pays. Pour finir presque 2 mois après, juste après le Pérou et la Bolivie, nous sommes revenus 5 jours au nord du pays. Voici notre bilan pour 3 semaines passées dans au Chili.

Itinéraire

Voici comment nous avons répartis nos 21 jours au Chili :

Nous sommes arrivés depuis Tahiti en avion pour l’Ile de Pâques, puis un autre avion jusqu’à Santiago. Ces 2 vols étaient inclus dans notre billet tour du monde.

Pour ceux qui arrivent en avion depuis l’Europe, on vous conseille de regarder les vols pour Santiago sur le comparateur de vols Skyscanner pour trouver les meilleurs prix.

Du 26 juillet au 10 août 2016 :

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Ville                                         Durée                  Moyen de transport

Ile de pâques                          9 jours                    Avion pour Santiago (inclus dans billet TDM)
Santiago                                 5 jours                    Bus de jour pour Valparaiso
Valparaiso                              2 jours                    Bus de jour pour Santiago puis avion vers le Pérou

Nous sommes revenus quelques mois après par la frontière terrestre en Bolivie.

Du 4 au 8 octobre 2016 :

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San Pedro de Atacama         5 jours                    Arrivée par la Bolivie en bus et départ en stop vers l’Argentine

Budget

Au total pour 21 jours, nous avons dépensé environ 1 050 000 pesos chiliens à deux, ce qui fait environ 723€/pers.

Soit un budget de 34,20€ par jour et par personne !

Pour info, le taux de change moyen en août 2016 : 1€ = 725 pesos chiliens et en octobre 2016 : 1€ = 742 pesos chiliens.

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Pour ce pays là, nous sommes pile poil en accord avec notre budget prévisionnel de 34€/pers mais nous sommes restés plus longtemps que prévu du coup nous avons dépensé 208€ en plus par rapport au budget prévu (21 jours sur place au lieu de 15). Voir article : Budget : un an tour du monde.

Hébergement

L’hébergement coûte assez cher au Chili (comparé à l’Asie ou au Pérou et la Bolivie). Pour une chambre double, il faut compter environ 30€ la nuit dans une auberge de jeunesse. De ce côté là, nous n’avons pas trop dépensé car nous avons été hébergé 6 nuits à Santiago chez une amie de Romain et dormi en camping 6 nuits sur l’île de Pâques.

  • 8 nuits au camping Mihinoa à l’île de Pâques à Hanga Roa: 6 500 pesos/pers (9€) la nuit sous tente (avec notre tente) + 1000 pesos/pers (1,30€) la location de matelas/nuit. Il est possible de louer une tente sur place également. L’endroit est très agréable au bord de la mer et proche de la ville. La cuisine est hyper fonctionnelle et très grande. On a rencontré beaucoup de voyageurs dans ce lieu de partage.
  • 6 nuits hébergés chez Jenny à Santiago.
  • 6 nuits en hôtel :   – 1 nuit à Valparaiso à Aquarela Hostel  : chambre double à 22 300 pesos/nuit avec petit dej (31€). Hôtel très bien placé dans les hauteurs de la ville, la terrasse possède une magnifique vue.  – 5 nuits à San Pedro de Atacama à Hospedaje Juriques : 24 000 pesos/nuit (32€) la chambre double. Une vraie auberge de jeunesse avec plusieurs hamacs dans la cour. Connexion Wifi moyenne.

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Nourriture, boissons

La nourriture et les boissons constituent une des parts les plus importantes dans nos dépenses : 26% de notre budget. Nous avons fait la fête à Santiago et sommes allés souvent dans des restos. Il nous est arrivé également de cuisiner, notamment à l’île de Pâques nous avons essentiellement fait la cuisine car le resto coûtait assez cher. Nous avions fait quelques courses à Tahiti car cela coûtait beaucoup moins cher (pâtes, riz, conserves, biscuits…).

Le midi au Chili on trouve beaucoup de restaurants qui proposent des “almuerzo” (déjeuner) incluant une boisson et un plat. La plupart du temps entre 3 000 et 6 000 pesos (4 et 8€). On a relativement trouvé que la nourriture était bonne.

Quand nous souhaitions manger un peu moins lourd nous prenions des empanadas. Vraiment délicieux ! (entre 1500 et 2500 pesos)

Voici nos adresses préférées :

  • Allegretto (à Valparaiso) excellent restaurant chilien. Les plats sont savoureux et pas très cher. 5 900 pesos (7,80€) pour un menu complet (entrée+plat+dessert). On a adoré la soupe en entrée !
  • Carino Malo (à Valparaiso) : petit restaurant très bon. On mange très bien entre 3 000 et 3 500 pesos (4-4,6€)
  • Restaurant Fauna (à Valparaiso). On a adoré la vue sur la ville. Idéal pour boire un verre.
  • Chez Sylvestre au Bario Italia (à Santiago): plat + dessert à 9 500 pesos (13€). Un resto un peu plus chic que d’habitude. Très agréable avec sa terrasse.
  • Estrella Negra (à San Pedro de Atacama) :4 000 pesos le menu ou bien 1 700 l’empanada (délicieuse !)

Transports

Le transport au Chili ne représente que 10% de notre budget. Ce budget doit être plus important lorsqu’on voyage à travers le Chili qui est immense. Nos deux vols étaient inclus dans le billet tour du monde (Île de Pâques-Santiago et Santiago-Lima). Ce qui explique le fait que nous n’avons pas beaucoup utilisé les transports sur les longues distances.

On s’est quand même un peu déplacé :

  • 1 scooter à l’île de Pâques : 20 000 pesos (27€) la journée + 2 000 pesos (2.70€) le plein d’essence
  • Petite participation à la location de voiture à l’île de Pâques de nos amis : 11 000 pesos (13€).
  • 2 bus : l’aller-retour Santiago/Valparaiso pour 3 000 pesos (4€) l’aller simple avec Turbus, station Universidad Catholica
  • Plusieurs trajets de métro à Santiago : 660 pesos le ticket (à charger sur une carte) (80 cents)
  • 1 minibus Transvip de l’aéroport au centre de Santiago : 16 600 pesos (23€)
  • 1 bus local centre ville de Santiago à l’aéroport : 1 700 pesos/pers, station Los Heroes (2.3€)
  • 1 bus depuis la frontière bolivienne jusqu’à San Pedro de Atacama : inclus dans notre tour de 3 jours dans le Salar d’Uyuni
  • 4 voitures en stop : pour quitter San Pedro et aller à Jujuy (en Argentine)

 

Extras

Notre part excursions, extras concerne 29% des dépenses. Nous avons fait principalement des activités sur l’île de Pâques et à San Pedro de Atacama.

  • Le billet combiné pour le village Orongo et la carrière Rano Raraku à : 30 000 pesos (environ 40 euros)
  • Une plongée sous-marine avec le centre Mike Rapu (qu’on déconseille fortement : voir notre article Une semaine à l’île de Pâques) : 35 000 pesos/pers (47€)
  • Funiculaire à Santiago pour le Cerro San Cristobal : 2 000 pesos/pers (2,70€)
  • Une entrée en boite de nuit : 5 000 à 10 000 pesos/personne (6,7-13,4€)
  • Une visite guidée avec l’association Tour4Tips à Santiago : On donne ce qu’on veut ! (en moyenne l’équivalent de 7 euros)
  • Une entrée en boite de nuit : 5 000 à 10 000 pesos/personne (6,70-13,40€)
  • Location de voiture pour la journée à la montagne à Embalse el Yeso : 27 000 pesos pour 4 personnes (36€)
  • Observer les étoiles à San Pedro de Atacama avec l’agence SPACE (parle français) : 20 000 pesos/pers (25€), une super excursion à faire IMPERATIVEMENT si vous vous rendez là bas. C’est un astronome qui fait la visite. Plus d’infos dans notre article  : La tête dans les étoiles dans le désert d’Atacama
  • Louer un VTT à San Pedro : 3 500 pesos la demie journée (5€) / 6 000/7 000 pesos la journée (10€)
  • Excursion aux Piedras Rojas et dans le désert d’Atacama depuis San Pedro : 35 000 pesos la journée avec l’agence Flores del desierto (47€). Ce prix comprend le transport, le petit-déjeuner et le déjeuner. Prévoir 2 500 pesos (3,50€) par personne en plus pour payer l’entrée du parc national Laguna Altiplanicas.

Frais bancaires

Nous n’avons eu quasiment aucun frais bancaires durant notre séjour au Chili. Les distributeurs ne prennent pas de frais et avec HelloBank (la banque de Romain), il n’y a aucun frais lorsqu’on tire de l’argent chez Scotiabank. Les seuls frais correspondent à l’île de Pâques où nous avons eu 30€ de frais pour 2.

Quelle assurance voyage ?

Etant en tour du monde d’un an, nous avons choisi l’assurance CAP Aventure de Chapka Assurances, valable pour les séjours de plus de 3 mois.

Pour les séjours plus courts (moins de 3 mois), il existe aussi l’assurance CAP Assistance 24h/24h.

On a beaucoup aimé 

  • la vallée de la Lune à San Pedro de Atacama 
  • Piedras Rojas près du désert d’Atacama
  • l’univers mystérieux de île de Pâques
  • les soirées avec Jenny à Santiago
  • le street art à Valparaiso
  • Embalse el Yeso dans les Andes

On a moins aimé

  • l’arnaque à la “fausse crotte d’oiseau” à Santiago (mayonnaise) pour nous faire enlever nos sacs dans la rue
  • la tentative de vol de sac à dos à Valparaiso

Notre ressenti global

Aujourd’hui, on dresse un bilan très positif du Chili. Pourtant, lorsque nous sommes arrivés à l’île de Paques et à Santiago, nous n’étions pas vraiment au top de notre forme. En fait, on a eu un petit coup de déprime après la Polynésie. On passait d’un mode de vie à la cool au chaud, à un mode de vie un peu plus moderne au froid. Puis Romain ne parlait pas un mot d’espagnol et se sentait un peu en retrait. Heureusement, Jenny, l’amie de Romain, a su nous faire découvrir Santiago et ses environs en mode expat, sans quoi nous serions certainement restés que 2 jours. Les Chiliens n’ont pas été vraiment avenants avec nous et nous avons vécu nos premières “arnaques” du voyage.

Quant au nord du Chili, ça a vraiment été un gros coup de cœur ! Nous avons adoré découvrir les lagunes et la vallée de la lune. Des paysages vraiment uniques au monde ! Nous n’avions pas assez de temps pour descendre au sud du Chili, mais une chose est sûre, nous reviendrons un jour pour découvrir Torres del Paine et l’extrême sud.

Nous avons terminé notre périple en faisant du stop vers l’Argentine, cela nous a permis de rencontrer des Chiliens super gentils (voir l’article : Passer la frontière Chili-Argentine : mission (presque impossible).

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5 Comments

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Faire du stop en Amérique Latine ? Rien de plus simple ! Enfin, c’est ce qu’on a toujours entendu dire… On a donc voulu tester l’expérience, et pour corser un peu la chose, on a choisi d’ajouter le passage d’une frontière : celle entre le Chili et l’Argentine en plein désert d’Atacama, à plus de 4 000 mètres d’altitude ! En plus de l’altitude, il faut savoir qu’entre les Chiliens et les Argentins, ce n’est pas vraiment le grand amour. Autant de raisons qui nous ont rendu le passage entre ces deux pays extrêmement difficile. Comme vous allez le voir dans cette histoire, on s’est rendu compte que la réussite du stop en plus une question de chance que de peuple !

Une attente stressante

8h00 de matin. Sac sur le dos, chapeau vissé à la tête et plein de motivation… nous  sommes prêts pour nous lancer à l’assaut de ce long périple qui doit nous faire quitter définitivement le Chili. Notre destination : Salta, à plus de 550km d’ici ! Nous nous rendons à la sortie de San Pedro de Atacama pour aller tendre le pouce… et attendre !

Malheureusement, un dimanche matin en Amérique Latine, soit les gens dorment, soit ils sont à la messe. Les voitures qui passent devant nous sont très rares. On essaye d’afficher notre plus beau sourire et d’attirer l’attention des conducteur comme on peu. Romain dit bonjour de la main aux conducteurs. Chloé fait des petits pas de danse. Aujourd’hui encore, je ne sais pas ce qui est le pire entre le conducteur qui fait semblant de ne pas nous voir ou celui qui tend son pouce vers nous, voulant dire « c’est bien les gars, continuez comme ça ! ». Au fur et à mesure que la température monte, je sens ma motivation décliner. J’imagine les heures de routes qui nous attendent. Plus on attend, moins on a de chance d’arriver à destination avant le soir…

Après une bonne demie-heure d’attente, une première voiture s’arrête. A bord, un couple d’Argentins qui rentrent à Salta après un week-end au Chili. Ils ont l’air super sympa et veulent trop nous embarquer. JACKPOT !!! Malheureusement, leur pick-up est rempli à raz-bord et malgré leur bonne volonté, nous ne pouvons finalement pas monter avec eux. Énorme déception.

Il faudra attendre encore une heure avant qu’un autre pick-up s’arrête à notre hauteur… et nous emmène. Cette fois-ci, il s’agit de deux jeunes Chiliens qui partent travailler dans un observatoire en altitude. 20 minutes plus tard et après un accident évité de justesse avec un lama, ils nous déposent sur le bord de la route. On doit être maintenant à plus de 3 500 mètres. Il commence à faire froid. Heureusement, une seconde voiture s’arrête assez rapidement pour nous prendre. C’est un couple de Chiliens qui part visiter le désert. Ils sont adorables. Ils proposent de nous emmener jusqu’à la frontière en faisant avant un arrêt photo dans le désert de Tara. Nous roulons une bonne heure avec eux mais arrivés à 2km de la frontières, ils nous expliquent qu’ils ne peuvent pas aller plus loin. En effet, il est strictement interdit de passer la frontière sans voiture. Ils ne préfèrent donc ne pas être vu à déposer deux backpackers au milieu de nul part. Nous leur disons donc au revoir et terminons à pieds les 2km restant jusqu’au poste frontière. C’est à ce moment que les choses se gâtent vraiment.

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Le passage de frontière le plus difficile de notre tour du monde

Des frontières, on peut dire qu’on en a passé beaucoup dans notre vie, mais jamais une aussi difficile à traverser que la frontière entre le Chili et l’Argentine. Même l’entrée en Chine et au Vietnam à côté c’est de la rigolade !

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En route pour la frontière.

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La frontière Chili-Argentine

Le douanier chilien nous explique qu’il n’a pas le droit de laisser passer des personnes sans moyen de transport. Grosso modo, l’Argentine refuse de voir des backpackers s’aventurer et risquer leur vie à pieds dans le désert. On le savait mais on tente quand même de négocier avec le douanier pour qu’il nous laisse passer. Rien n’y fait !

On a plus qu’une chose à faire : arrêter toutes les voitures qui se présentent à la frontière et leur demander de nous emmener de l’autre côté. Autant dire qu’il n’y a pas foule ce jour là. La plupart des personnes refusent de nous venir en aide. Certains vont même jusqu’à détourner la tête pour ne pas nous voir alors que nous sommes de l’autre côté de leur vitre… À ce moment, je me sens vraiment comme un clandestin ! 

En voyant l’heure tourner, on commence à stresser et on envisage déjà de retourner à San Pedro. Quelle déception ce serait ! Heureusement, un couple d’Argentins finit par nous écouter et accepte bon gré mal gré de nous faire passer la frontière. La femme nous dit avoir peur. Elle redoute qu’on transporte de la drogue. On propose alors au douanier de fouiller nos sacs, ce qu’il fait assez rapidement. Les voila rassurés. Nous montons avec eux et roulons pendant une bonne heure. On sent qu’ils n’ont pas l’habitude de prendre des auto-stoppeurs et n’ont qu’une envie : se débarrasser de nous. Peu importe, nous sommes en Argentine ! Comme nous l’avions prévu, ils nous déposent au premier village venu. Le genre de village vraiment perdu où tous les batiments semblent fermés. L’angoisse ! Il faut absolument qu’on quitte cet endroit.

Nous attendons pendant une heure sous un soleil de plomb. Les voitures passent à pleine vitesse. Puis, on en voit une qui revient vers nous. Dans une voiture de luxe, un charmant couple d’Argentin a fait demi-tour pour venir nous aider. Le véhicule est petit mais comme je n’ai aucune envie de rester coincé ici, on s’entasse à l’arrière. Je l’aurais même fait avec mon backpack sur les genoux si il le fallait !

Nos sauveurs vont jusqu’à Juyjuy. Ce n’est pas notre destination finale mais pour aujourd’hui ce sera déjà bien. 🙂 On passe avec eux une très agréable fin de voyage. Pour nous faire découvrir leur région, ils s’arrêtent même aux endroits touristiques pour qu’on puisse prendre quelques photos (les salinas grandes et la montagne aux 7 couleurs). Nous arrivons à Juyjuy en début de soirée. Mission accomplie, nous voici en Argentine. L’aventure peut continuer !

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Notre ressenti

Cette première (et dernière) expérience de stop en Amérique Latine nous a beaucoup fait stresser. À plusieurs reprises, nous avons bien cru ne jamais y arriver. Mais aujourd’hui, nous gardons un excellent souvenir de cette aventure. Concernant le stop en général, j’adore cet ascenseur émotionnel qui te fait passer du désespoir de ne pas être pris à la joie quand on voit la voiture s’arrêter. C’est aussi un excellent moyen pour rencontrer des gens généreux et ouverts. Maintenant, j’ai hâte de tester le stop en France et dans d’autres partie du monde. Et vous, ça vous a donné envie de vous y mettre ?

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Infos utiles :

  • Où dormir à Jujuy ?

Hostelina Jujuy => 200 pesos/pers le lit en dortoirs de 4. On a beaucoup aimé l’ambiance de cette auberge. On a testé notre premier “assado” avec des argentins autour d’une partie de ping-ping. Juste deux nuits parfait pour se reposer et profiter des rencontres.

  • Où dormir à Salta ?

Backpackers Suite => 140 pesos/pers pour lit en dortoirs de 6, avec petit déjeuner compris. Propriétaires très sympa.

BON PLAN pour ceux qui réservent l’hébergement en avance sur internet : Le site de Cashback iGraal.com vous permet d’économiser 4% sur Booking.com et 3,5% sur Hostelworld.com et plein d’autres sites sur Internet. Une fois votre compte créé sur iGraal, vous êtes redirigé sur le site de réservation d’hôtel de votre choix. Il ne vous reste plus qu’à réserver votre hôtel normalement et une fois le paiement effectué, iGraal crédite sur votre compte le pourcentage remboursé. Dès que vous avez 20€, vous pouvez demander à iGraal un virement sur votre compte bancaire. De quoi voyager encore plus ! 😉

Si ce bon plan vous intéresse, voici notre lien de parrainage iGraal pour obtenir 5€ à votre inscription ! 🙂

  • Se rendre de Jujuy à Salta en bus

Après notre long périple en stop, on a opté pour la solution de facilité pour se rendre à Salta.

Depuis le terminal de Jujuy, nous avons pris la compagnie Flecha Bus. Prix : 132 pesos/ pers. Durée 2h.

1 Comment

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Visiter le désert d’Atacama au nord du Chili ne faisait pas vraiment partie de nos plans au moment d’organiser notre tour du monde. Mais après les 3 jours merveilleux qu’on a passé entre Uyuni et le Sud-Lipez en Bolivie, on voulait encore passer un peu de temps dans les déserts d’altitudes. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on n’a pas été déçu de faire un petit détour de quelques jours dans cette région.

Notre arrivée à San Pedro de Atacama

À la frontière bolivienne, un bus nous embarque jusqu’à San Pedro d’Atacama. En une heure, nous passons de 4 800m d’altitude à 2 400m. On sent nos oreilles décompresser au fur et à mesure de la descente. Arrivés en ville, il nous faut passer par le poste-frontière (oui, oui, en plein coeur de la ville !) avant de pouvoir nous promener librement. Un moment relativement long et pénible car les douaniers font la chasse à toutes denrées alimentaires provenant de Bolivie.

San Pedro de Atacama est une petite ville-oasis située au milieu du désert d’Atacama, le désert plus aride du monde. C’est simple, il ne pleut quasiment jamais ici ! Organisé autour de quelques rues, ce hameau est le point de départ des nombreuses excursions pour explorer la région. Malgré une forte affluence touristique (même en hors-saison) et les prix clairement plus élevés qu’en Bolivie, nous aimons beaucoup nous promener dans ces ruelles. Avec ses murs d’adobe (sorte de terre cuite) blanchis à la chaux, il règne à San Pedro un petit air de village mexicain.

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Pour le côté authentique en revanche, on repassera ! San Pedro est clairement tourné vers le tourisme. À chaque coin de rue, des agences proposent des tours pour découvrir la vallée de la Lune, la vallée de mort ou encore les lagunes d’altitudes. Si vous prévoyez de voyager dans cette région, voici 3 activités qu’on vous recommande.

Faire du vélo sur la Lune et sur Mars

À San Pedro, le vélo est clairement le meilleur moyen de transport pour explorer les environs proches de la ville. On peut louer un peu partout un VTT à la demie-journée ou à la journée complète. Nous choisissons cette option pour découvrir la vallée de la lune et la vallée de la mort.

La vallée de la mort (Vallee de la Muerte)

Notre première destination à vélo est la vallée de la mort (ou vallée de la Muerte). Ouais, on est comme ça nous, même pas peur ! L’entrée de la vallée se situe à quelques kilomètres au nord de la ville. On y arrive rapidement en suivant une route tout à fait plate. Malgré l’altitude, il fait extrêmement chaud. Même les sommets qui culminent aux alentours à plus de 6 000m d’altitude sont dépourvus de neige ! À partir de là, l’aventure commence. Nous remontons le canyon en longeant les falaises rouges qui nous entourent. Par moment, nous mettons pieds à terre pour franchir un passage un peu étroit. Tout ce rouge autour de nous… on a clairement l’impression d’être sur Mars ! Le défilé se termine au bout de quelques kilomètres et débouche sur un pic où nous montons pour observer la région. On se sent seul au monde !

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La vallée de la lune (Vallee de la Luna)

Après Mars, direction la Lune ! Mais cette fois-ci, nous n’empruntons pas la route normale. Loïc (rencontré avec Aurore et Chloé en Bolivie) est déjà venu ici et connait un chemin, certes un peu dangereux, mais bien plus excitant pour rejoindre la vallée de la Lune. Faisant confiance à note guide, il nous emmène dans un premier temps au quebrada del diablo pour observer le cirque dans lequel nous allons nous aventurer à vélo.

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Nos VTT s’enfoncent et dérapent sur les dunes de sables que nous dévalons pour rejoindre le fond du cirque. Nous avons du mal à pédaler sur ce “chemin” sablonneux et vierge de tout passage mais le paysage autour de nous est exceptionnel ! Et une fois de plus, nous sommes vraiment seuls au monde !

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Oui, c’est bien Loïc au milieu de la photo !

Le canyon que nous parcourons débouche sur la route goudronnée. Il ne nous reste plus qu’à la suivre jusqu’à la vallée de la Lune. Cette partie est sans doute la plus difficile de la ballade. Des rafales de vents nous envoient des montagnes de sables au visage. La progression est vraiment difficile. Après un long moment d’effort, nous arrivons enfin au belvédère pour observer le coucher du soleil. Malgré le grand nombre de touristes, le spectacle est à couper le souffle. Le paysage lunaire qui s’étend devant nous nous laisse sans voix. On comprend pourquoi ce lieu s’appelle la vallée de la Lune…

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Observer les étoiles 

Avec une pollution lumineuse quasi-nulle et le ciel le plus pur du monde, le désert d’Atacama est l’endroit idéal pour observer les étoiles. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que la plupart des plus grands télescopes au monde ont été installés dans cette région. Les Chiliens l’ont bien compris et des dizaines d’agences à San Pedro proposent des tours pour observer les étoiles. Attention, toutes ne sont pas de qualité ! Personnellement, nous avons choisi l’agence SPACE pour 3 raisons :

  • c’est la première agence à avoir ouvert à San Pedro
  • l’agence est tenue par un astronome français du CNRS venu vivre ici avec sa femme chilienne (donc tours sérieux et télescopes en bon état)
  • l’agence propose des tours en français, ce qui est quand même bien plus simple à comprendre quand on aborde un sujet aussi complexe ! 😉
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Image libre de droit.

À 21h00, une navette nous embarque avec d’autres visiteurs et nous emmène à l’extérieur de la ville. Très rapidement, nous sommes plongés dans le noir le plus complet. Quelques centaines de mètres avant d’arriver chez l’astronome, la navette coupe ses phares et suit un chemin matérialisé par de petites diodes vertes le long de la route. On est déjà dans l’ambiance !

À la descente de la navette, l’astronome nous accueille et nous offre des couvertures avant de commencer le tour. Pendant une heure et avec beaucoup d’humour, ils nous parle du ciel, des étoiles, de l’univers. Nous sommes captivés… On a apprend à repérer les constellations et à “lire” la carte du ciel. Il nous explique qu’avec les moyens actuels, il faudrait pas loin de 80 000 ans pour atteindre Alpha du Centaure, l’étoile la plus proche de nous… Bref, la conquête spatiale, c’est pas pour tout de suite ! Après avoir suffisamment rêvé, place à l’observation à travers 7 télescopes dispersés dans le jardin. Tour à tour, nous observons une nébuleuse, une supernova, des étoiles jumelles, Mars… Le tour se termine par une séance de questions/réponses autour d’une tasse de chocolat chaud. Mais rapidement la femme de l’astronome vient interrompre l’échange. Il est temps de rentrer sur San Pedro. C’est la tête encore dans les étoiles qu’on remonte dans la navette, complètement émerveillé et triste de devoir déjà partir !

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Source : agence SPACE (www.spaceobs.com/fr)

Attention : Pendant la pleine lune, il n’est pas possible d’observer les étoiles car la lune émet trop de lumières. Un détail à prendre en compte lors de l’organisation de votre voyage. 😉

Admirer les piedras rojas

Des lagunes et des déserts d’altitude, on en a vu énormément lors de notre tour dans le salar d’Uyuni et le sud-Lipez en Bolivie. On a toutefois voulu remonter à plus de 5 000m d’altitude pour aller observer l’une des plus belles lagunes du Chili : les piedras rojas ! Nous avons donc réservé un tour d’une journée comprenant la visite d’un petit village traditionnel, le petit-déjeuner en tête à tête avec des vigognes face à la laguna mimiques, les piedras rojas et la visite du salar d’Atacama. Bon, clairement, le salar ne vaut pas spécialement le détour quand on a déjà vu celui d’Uyuni mais les piedras rojas valent à elles seules le voyage. L’eau incroyablement verte de cette immense lagune contraste avec les pierres rouges (d’où son nom !). Prévoyez toutefois des vêtements chaud car, si on quitte San Pedro en T-shirt, on est content de pouvoir se protéger du vent glacial qui souffle là-haut. Malgré toutes celles qu’on a pu voir en Bolivie, la lagune piedras rojas nous a vraiment laissé sans voix !

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Les piedras rojas

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La laguna miniques

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La laguna Miscanti

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Notre ressenti

Alors que notre premier aperçu du Chili (2 mois avant à l’île de PâquesSantiago et Valparaiso) était mitigé, San Pedro de Atacama nous a clairement réconcilié avec ce long pays et nous a donné envie de découvrir plus. Ces quelques jours passés dans le désert, la tête dans les étoiles terminent en beauté notre périple dans les déserts d’altitudes andins. Nous en avons vraiment pris plein les yeux et sommes maintenant prêts à descendre de la montagne et nous diriger en Argentine vers la chaleur du Brésil et ses belles et longues plages dorées ! 🙂

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Infos utiles

  • Où dormir à San Pedro de Atacama ?

L’hospedaje Juriques, 4 800 pesos/nuit (8€), chambre double sans SDB, cuisine commune

BON PLAN pour ceux qui réservent l’hébergement en avance sur internet : Le site de Cashback iGraal.com vous permet d’économiser 4% sur Booking ou encore 3,5% sur Hostelworld et plein d’autres sites sur Internet (La FNAC, La Redoute, Darty…). Une fois votre compte créé sur iGraal, vous êtes redirigé sur le site de réservation d’hôtel de votre choix. Il ne vous reste plus qu’à réserver votre hôtel normalement et une fois le paiement effectué, iGraal crédite sur votre compte le pourcentage remboursé. Dès que vous avez 20€, vous pouvez demander à iGraal un virement sur votre compte bancaire. De quoi voyager encore plus ! 😉

Si ce bon plan vous intéresse, voici notre lien de parrainage iGraal pour obtenir 5€ à votre inscription ! 🙂

  • Louer un VTT : 3 500 pesos la demie journée (5€) / 6 000/7 000 pesos la journée (10€)
  • Observer les étoiles :

L’agence SPACE se situe dans la rue principale de San Pedro (166 rue de Caracaoles), 20 000 pesos (25€), 2h00-2h30, transport et boisson chaude inclus

  • Faire une excursion aux Piedras Rojas :

35 000 pesos la journée avec l’agence Flores del desierto (45-50€). Ce prix comprend le transport, le petit-déjeuner et le déjeuner. Prévoir 2 500 pesos (3,5€) par personne en plus pour payer l’entrée du parc national Laguna Altiplanicas.

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playingtheworld-chili-valparaiso-voyage-19Août 2016 – Lors de notre séjour à Santiago, nous avons profité de la proximité de Valparaiso pour partir découvrir ce port mythique le temps d’un week-end. Autrefois, Valparaiso était le plus grand port d’Amérique Latine. Aujourd’hui, on y vient surtout pour profiter de son ambiance détendue et bohème, manger dans des restaurants savoureux, arpenter et se perdre dans ses cerros (collines), … et admirer les nombreux tags qui ornent ses maisons de mille couleurs. Mieux qu’un long discours, voici nos plus belles photos de notre week-end à Valparaiso !

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Infos utiles

  • Arriver à Valparaiso : depuis Santiago des bus partent régulièrement pour Valparaiso. Nous avons pris la compagnie TurBus, 6 000 pesos A/R (8€), environ 2 heures de route.
  • Où dormir à Valparaiso : l’hostal Aquarela sur le cerro Alegre, 22 300 pesos (30€) la nuit en chambre double sans salle de bain, petit-déjeuner compris, salle commune. Terrasse avec vue sur la ville. Un peu bruyant, prévoir les boules quies.
  • Où manger à Valparaiso :
    • Allegretto, excellent restaurant chilien. Les plats sont savoureux et pas très cher. 5 900 pesos (7,80€) pour un menu complet (entrée+plat+dessert). On a adoré la soupe en entrée !
  • Carino Malo : petit restaurant très bon. On mange très bien entre 3 000 et 3 500 pesos (4-4,6€)
  • Où boire un verre : Restaurant Fauna, toujours sur le cerro Alegre. On a adoré la vue sur la ville.

Attention : à Valparaiso (comme à Santiago), les voleurs sont des professionnels. A peine 5 minutes après être arrivés à Valparaiso et alors que nous marchions dans la rue, un vieillard essayait d’ouvrir le sac à dos de Romain. Soyez très vigilants, surtout dans la ville basse, réputée plus dangereuse que les cerros !

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Après notre séjour en Polynésie et sur l’île de Pâques, arriver à Santiago, la capitale du Chili a été comme un choc pour nous. Les petits villages ont laissé place à l’une des plus grandes villes d’Amérique Latine. Les petites maisons et bungalows se sont transformés en grands immeubles super modernes. Dans le taxi qui nous mène de l’aéroport jusque chez Jennifer (l’ami de fac de Romain qui nous héberge), on n’arrête pas de se dire « On a l’impression d’être de retour à Paris… en version espagnole ! ». Cela n’est donc pas étonnant que, pendant une semaine, nous ayons retrouvé à Santiago quelques unes de nos habitudes parisiennes. Et grâce à Jenny, qui vit ici depuis quelques années, nous avons pu profiter de Santiago en mode local. Voici notre top 5 de cette semaine à Santiago.

Embrasser Santiago et la cordillère des Andes du regard depuis le cerro San Cristobal

Comme après chaque arrivée dans une nouvelle ville, le plus important, c’est de se repérer. Et pour cela, rien de mieux que de grimper (en funiculaire) au sommet du cerro San Cristobal. Cette colline aux faux airs de Corcovado domine la ville et offre un magnifique point de vue sur la cordillère des Andes. On y est allé au coucher du soleil pour voir les montagnes rosir. Pour la ville, on n’a pas eu de chance, en plein hiver, une nappe de pollution recouvre la ville.

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Découvrir les petites histoires de Santiago avec l’association Tour4Tips

D’habitude, on n’est pas très fan des visites en groupe organisé. Mais cette fois, on doit avouer qu’on a aimé se laisser guider dans les ruelles de Santiago par Alfredo, notre guide de l’association Tour4Tips. Pendant 3 heures, il nous a raconté les histoires cachées de la ville. On y a découvert des cafés assez spéciaux, 100% chiliens où votre allongé ou votre cappuccino est servi par des serveuses très peu (voire pas du tout) habillées ! On en a appris plus sur le régime de Pinochet et les sanglantes premières heures de son règne. On a aussi pu appréhender toute la culture chilienne à travers des tags magnifiques. Bref, c’est une visite qui ne coûte pas grand chose (ce que vous voulez !) et qui permet de découvrir une ville avec un autre regard.

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Sortir toute la nuit dans le quartier Bario Bellavista

Sur ce coup là, c’est Jennifer qui a été notre guide. En grande habituée de la nuit chilienne, elle nous a emmené à Bario Bellavista, tout simplement le meilleur quartier de Santiago pour faire la fête. On a passé la nuit complète au bar Loreto ! Ça a été aussi l’occasion pour nous de goûter notre premier Pisco, LA boisson d’Amérique Latine !

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Flâner et bruncher dans le quartier bobo Bario Italia

Après une bonne soirée, rien de mieux qu’un bon brunch au soleil. Pour cela, Jenny nous a emmené à Bario Italia, le quartier bohème de Santiago, réputé pour ses bars et ses restos stylés. On a commencé par un super repas chez Sylvestre avant de parcourir les rues du quartiers. Coup de chance pour nous, c’était samedi et les rues fourmillaient de food truck, de stands bio et de brocantes.

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S’échapper une journée dans la cordillère des Andes

Le dimanche, nous avons décidé de nous évader de Santiago pour découvrir la région alentour. Il nous a fallu 30 minutes de voiture pour nous retrouver en pleine nature et 2 heures de route pour nous arriver au milieu de la montagne, en pleine cordillère des Andes. Embalse El Yeso est un lieu bien connu des habitants de Santiago. Ils y viennent pour organiser de grands assados (barbecues) en famille. Ce dimanche, il y avait énormément de monde autour du lac artificiel. Mais on a réussi à trouver un petit coin isolé en marchant une trentaine de minutes.

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Bilan de notre séjour à Santiago

Comme on l’a dit plus haut, nous retrouver dans une grande ville à l’allure occidentale nous a vraiment fait bizarre. On ne s’attendait pas à trouver tant de modernité au Chili. Heureusement, Jennifer a été la meilleure des guides pour nous faire découvrir sa ville en mode local et non comme des touristes. Nous garderons ainsi un super souvenir de notre semaine passée avec elle ! 😉

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Infos utiles

  • arriver à/partir de Santiago depuis l’aéroport : 
    • en métro + bus (station Université de Santiago, compagnie Centropuerto) : 1 700 pesos/pers (2,3€)
    • en TranVIP (taxi collectif) : 8 000 pesos/pers (11€)
    • en taxi : environ 25 000 pesos pour deux (33€)
  • grimper en haut du cerro San Cristobal : 2 000 pesos A/R en funiculaire (2,7€)
  • prix d’une entrée en boite de nuit : 5 000 à 10 000 pesos/personne (6,7-13,4€)
  • déjeuner chez Sylvestre au Bario Italia : plat + dessert à 9 500 pesos (13€)
  • prix d’un ticket de métro :
    •  490 pesos (0,65€) de 6h à 6h29 et de 20h45 à 23h
    • 540 pesos (0,70€) de 6h30 à 6h59, de 09h à 18h et de 20h à 20h44
    • 600 pesos (0,80€) de 7h à 8h59 et 18h à 19h59 (heure de pointe)
  • location de voiture pour la journée à la montagne : 27 000 pesos pour 4 personnes (36€)
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26 juillet au 3 août 2016 – Lors de notre choix d’itinéraire avant le départ, il était impensable pour nous de ne pas faire un stop sur l’Île de Pâques. Ce petit caillou venteux perdu au milieu de l’océan, ses mystérieux moaïs qui scrutent l’intérieur de l’île et dont on ne connait toujours pas le sens, ses rochers gravés vouant un culte à l’homme-oiseau… nous aussi nous voulions percer le mystère de l’île de Pâques.

Consacrer 4 jours à la découverte de l’île est entièrement suffisant. Pourtant, suite à des changements de vols au cours de notre voyage, nous avons dû y rester 8 jours. On en a donc profité pour prendre le temps, visiter à notre rythme et nous reposer un peu. Voici les choses à faire et le budget à prévoir pour 1 semaine de voyage sur l’île de Pâques.

Comment se rendre sur l’île de Pâques ?

Avec un billet Tour du Monde : L’île de Pâques est situé à au moins cinq heures de vol de la terre la plus proche (Chili ou Polynésie). Vous l’aurez compris, à part en avion, il n’y a pas 36 000 autres moyens pour se rendre sur cette île au coeur du Pacifique. Le billet tour du monde que nous avons acheter pour notre voyage comprenait un stop sur l’île de Pâques.

Avec un vol sec : Vous pouvez également trouver des billets à partir de 650€ l’aller sur le comparateur de vols Skyscanner qu’on adore utiliser.

Avec une agence : Pourquoi ne pas profiter de votre voyage sur l’île de Pâques pour visiter tout le Chili ? Certaines agences proposent un circuit à travers tout le pays, allant du désert d’Atacama à la Patagonie en passant par Santiago et Valparaiso. C’est le cas de l’agence Viventura, spécialisée sur l’Amérique Latine. En plus d’être experte sur la destination, Viventura a une démarche écoresponsable. Toutes les émissions CO2 de leurs voyages (vols, transports, hôtels, etc.) sont compensées via un projet de protection climatique.

Que voir sur l’île de Pâques ?

Bon à avoir : Sur tous les sites à visiter sur l’île de Pâques, seuls deux sont payants : le village Orongo et Rano Raraku. Le billet coûte 30 000 pesos/pers (environ 40€) et s’achète soit à l’aéroport (tout de suite après être sorti de l’avion) soit à la billetterie qui se situe au sud du village Hanga Roa et à l’entrée du village Orongo.

  • Ahu Tongariki, le lever du soleil devant les 15 moaïs. Des moaïs, il y en a un peu partout sur l’île. Debout, allongé sur le dos, sur le ventre, à moitié enterré… mais Ahu Tongariki est certainement le site le plus impressionnant de l’île. Nous y sommes allés pour assister au lever du soleil sur les 15 moaïs alignés sur un promontoire de pierre. Notre premier tête à tête avec les célèbres statues. Un moment magique remplie de mystère. Nous y sommes retournés en journée pour les observer à la lumière du jour.

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playingtheworld-chili-ile-paques-voyage-71 Photo de Cédric & Anne

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  • Rano Raraku, la carrière des moaïs : Site payant. C’est là qu’étaient sculptées les statues, directement dans les flans de la montagne. On peut encore voir les dernier moaïs qui n’ont pas eu le temps d’être terminés et redressés. La grande question qu’on se pose quand on visite la carrière : mais comment ont-il fait pour déplacer ces énormes blocs de roche à travers toute l’île ? Parce que bon, même si l’île de Pâques, c’est pas la Corse, elle fait quand même 30km de long…

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  • le village Orongo, le village de l’homme-oiseau : Situé sur la péninsule du sud, à côté du cratère du volcan Rano Kau, ce petit village est le village le mieux entretenu de Rapa Nui. Et pour cause… C’est là qu’était célébré chaque année la cérémonie, ou plutôt la compétition de l’Homme-Oiseau. Concrètement, les athlètes, représentant chacun un village de l’île, s’affrontaient pour tenter de remporter le titre d’Homme-Oiseau et devenir ainsi le chef de l’île. Depuis la falaise, ils devaient descendre jusqu’à la mer, nager jusqu’au petit îlot situé tout de même à 600 mètres, voler un oeuf d’oiseau, revenir sur l’île, escalader la falaise et être le premier à arriver au village sacré. Une balade de santé pour ainsi dire…
    Attention : les gardiens qui veillent sur le site ne rigolent pas. En s’approchant un peu trop près d’un panneau “Ne pas dépasser” pour prendre une photo, Romain a été remis à l’ordre par un gardien un peu zélé qui lui a demandé d’effacer sa photo.

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  • Anakena, la seule plage de l’Île de Pâques : situé tout au nord de l’île, c’est l’endroit où les Rapa Nui et les touristes se retrouvent pour un petit bain dans l’océan pacifique sous l’oeil bienveillant de 7 moaïs qui montent la garde.
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Photo de Cédric & Anne

Que faire sur l’île de Pâques ?

  • randonner jusqu’au sommet du volcan Maunga Terevaka et admirer une vue à 360° sur l’île de Pâques : le volcan Maunga Terevaka est le sommet le plus haut de l’île (environ 500m d’altitude tout de même !!!). On y accède depuis le site des 7 moaïs au nord de Hanga Roa. Il faut compter deux heures de marche tranquille pour arriver au sommet du volcan. En haut, on a adoré la vue à 360° sur toute l’île. C’est aussi la première fois qu’on s’est rendu compte qu’on était entouré par l’océan. Ca fait assez peur !

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  • explorer les grottes à flanc de falaise situées au nord de Hanga Roa

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  • bronzer sur la plage d’Anakena
  • plonger à la rencontre du moaï immergé sous l’océan

Attention, accident de plongée…

A part pour ses moaïs, l’île de Pâques est réputée pour avoir des eaux parmi les plus pures du monde. La visibilité sous-marine y est vraiment incroyable, on peut y voir parfaitement jusqu’à une centaine de mètres. On a donc profité de notre dernière escale dans l’océan Pacifique pour s’offrir une plongée et aller voir un moaï immergé. Pour la visibilité et le moaï sous-marin, rien à redire. Pour le reste… la sortie aurait pu virer au drame !

Après une demie-heure sous l’eau à 23m de profondeur, Chloé a perdu la ceinture de poids qui la maintenait au fond. Elle a donc commencé à remonter comme un ballon vers la surface (ce qui peut être très dangereux si on remonte trop vite). Heureusement, elle a réussi à s’agripper à la monitrice qui ouvrait la marche (et au passage, qui devait veiller à la sécurité de son groupe !). Celle-ci, plutôt que de calmer Chloé et de l’aider à rejoindre le fond s’est débattue pour ne pas être entraînée vers la surface ! Heureusement que le deuxième accompagnateur était là. Il a récupéré la ceinture de Chloé et l’a rejoint pour la lui rattacher. De retour au fond Chloé s’est rendu compte qu’elle n’avait presque plus d’oxygène dans sa bouteille. Nous avons dû faire une remontée d’urgence avec le moniteur pendant que la monitrice continuait tranquillement sa plongée avec les deux autres clients !!!

Ce n’est que plus tard, qu’on a réellement pris conscience du danger et de l’incompétence du club de plongée, ce genre de club-usine ou les plongeurs sont considérés comme des numéros et où le matériel n’y est visiblement pas de bon état (sinon comment expliquer qu’une ceinture aussi lourde se détache toute seule !). Mis à part le fait que l’accompagnatrice a vécu sa plongée comme si elle était seule (elle ne nous montrait pas les choses à voir, ne se retournait jamais vers nous pour voir si tout allait bien), elle a, selon nous, manqué cruellement de professionnalisme en essayant de s’échapper alors que Chloé avait besoin d’elle. Et après, elle n’est même pas venu nous voir pour débriefer de ce qui s’était passé. Cela aurait pu être bénéfique et pour elle et pour nous pour éviter que ce genre d’accident ne se reproduise.

La remontée d’urgence

Un rapide coup d’oeil sur TripAdvisor nous aurait pourtant mis en garde contre ce club. Un reflexe qu’on s’est désormais promis d’avoir pour nos prochaines plongées.

Un conseil donc, si vous voulez plonger sur l’île de Pâques : ÉVITER ABSOLUMENT LE CLUB MIKE RAPU !!!

Budget

Au total pour 8 jours, nous avons dépensé 411 210 pesos chiliens à deux soit environ 568€. Ce qui fait environ 284€/ pers. 

Soit un budget de 35,40€ par jour et par personne !

Nous sommes un petit peu au dessus du budget prévu initialement de 34€ par jour. Voir l’article : Notre budget pour un an en tour du monde.

NB : Nous nous sommes fait un petit plaisir : la plongée ! Pour 35 000 pesos chacun. Ce qui reviendrait à 29,40€/jour par personne sans la plongée.

Le taux de change fin juillet 2016 : 1€ = 725 pesos chiliens

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Hébergement

Dormir sur l’île de pâques est un budget assez important. Nous avons choisi la solution la plus économique : le camping ! Notre part hébergement correspond à 27% du budget total, soit environ 77€/ pers.

Nous avons dormi 8 nuits avec notre propre tente au camping Mihinoa. Coût : 6 500 pesos/pers la nuit (9€). Nous avons loué ensuite des matelas de sol pour 1 000 pesos/pers la nuit (1,40€). Et en prime, on a eu droit tous les soirs à un magnifique coucher de soleil !

BON PLAN pour ceux qui réservent l’hébergement en avance sur internet : Le site de Cashback iGraal.com vous permet d’économiser 4% sur Booking ou encore 3,5% sur Hostelworld et plein d’autres sites sur Internet (La FNAC, La Redoute, Darty…). Une fois votre compte créé sur iGraal, vous êtes redirigé sur le site de réservation d’hôtel de votre choix. Il ne vous reste plus qu’à réserver votre hôtel normalement et une fois le paiement effectué, iGraal crédite sur votre compte le pourcentage remboursé. Dès que vous avez 20€, vous pouvez demander à iGraal un virement sur votre compte bancaire. De quoi voyager encore plus ! 😉

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En plus d’être carrément moins cher, ça nous a permis de faire de belles rencontres puisque c’est la que vienne la plupart des voyageurs en mode sac à dos. En effet, la cuisine est l’endroit où tous les voyageurs se retrouvent le soir et partagent ainsi leurs différentes aventures. Autant dire qu’en 8 jours, on a rencontré du monde…

Une rencontre nous a particulièrement marqué. Dès le premier jour, nous avons fait la connaissance d’Anne, Cédric, Hugo et Noah, une famille également en tour du monde. Pour suivre leur blog : http://cedannefamilly.over-blog.com (nous les avons recroisé par la suite au Pérou).

Nourriture 

Notre budget nourriture est de 66€/pers. Ce qui représente 23% du budget total.

Avant d’arriver sur l’île de Paques, on nous avait prévenu que la vie sur place coûtait chère. Nous avions prévu de cuisiner toute la semaine dans la cuisine du camping. On a donc fait quelques courses à Tahiti avant d’arriver. Comme nous changions de pays nous n’avons pu acheter que des produits secs (pâtes, riz, sauces, boîtes de conserves…). Puis sur l’île nous avons refait quelques courses dans des superettes et avons mangé quelquefois dans des petits restaurants.

Bonne adresse fruits et legumes : quand on sort du camping on remonte la rue sur la droite puis première route goudronnée sur la gauche. A 100 mètres, un petit producteur propose des fruits et des légumes moins chers qu’en superette.

Quelques exemples de prix sur l’île :

  • Empanadas thon/fromage au resto : 3 500 pesos
  • 1 bouteille d’eau : entre 2 000 et 3 000 pesos
  • 1 paquet de gâteaux : 1 000 pesos
  • Sauce tomate : 1 500 pesos

Transport 

Nous avons dépensé environ 23€/pers pour le transport, soit environ 8% du budget.

Au niveau du transport on a eu beaucoup de chance, on a été chaleureusement accueilli dans la voiture de location de la famille Cédanne pendant 3 jours. En plus, c’était super de faire les visites à 6 !
Le dernier jour, nous avons également loué un scooter une journée.

Détails dépenses :

  • Participation essence voiture : 11 000 pesos (15€)
  • Location une journée de scooter : 20 000 pesos (27,50€) + 2 000 pesos pour l’essence (environ 3€)

Extras 

Nous avons dépensé environ 90€ chacun, soit 32% de notre budget.

  • ticket d’accès aux principaux sites de l’île : 30 000 pesos/pers (40€)
  • 1 plongée sous-marine pour voir le moaï sous l’eau : 35 000/pers (47€). Nous avons plongé avec le centre Mike Rapu Diving Center qu’on déconseille fortement ! (voir plus haut “attention, accident de plongée !”)

Souvenirs/divers

Nous avons dépensé environ 28€ chacun, soit 10% du budget.

Dans cette catégorie on regroupe les souvenirs, cartes postales, timbres et accès à internet (environ 1 500 pesos/ heure dans un cyber en ville).

Quelle assurance voyage ?

Etant en tour du monde d’un an, nous avons choisi l’assurance CAP Aventure de Chapka Assurances, valable pour les séjours de plus de 3 mois.

Pour les séjours plus courts (moins de 3 mois), il existe aussi l’assurance CAP Assistance 24h/24h.

Notre ressenti

Malgré un séjour relativement long pour une si petite île, on garde un excellent souvenir de notre voyage sur l’île de Pâques. Un pied dans la culture polynésienne, un pied dans la culture chilienne… 100% dans la culture rapa nui ! Chaque rencontre avec les moaïs a été un moment unique, magique. Voir ces mystérieuses statues de près et sentir l’ambiance particulière qui enveloppe l’île est quelques chose d’unique à vivre au moins une fois dans sa vie. On quitte désormais l’océan Pacifique très heureux de cette dernière découverte et près à attaquer le dernier continent de notre tour du monde : l’Amérique Latine ! 🙂

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