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Juillet 2016 – Après notre séjour de rêve sur Bora-Bora, on avait du mal à imaginer pouvoir encore être subjugué par la beauté d’une île… et pourtant. Comme pour les autres îles de Polynésie, Maupiti possède sa propre atmosphère. Quelque chose de différent des autres îles. On a eu la chance d’être accueilli pendant 3 jours dans une famille de pêcheurs. Ils nous ont fait découvrir leur quotidien dans ce petit paradis encore préservé du tourisme.

L’île de Maupiti est l’une des plus petites îles sous le vent et la plus éloignée de Tahiti. Sa superficie est de 13,5km2, on en fait le tour en 2 heures à pied et elle ne compte pas plus de 1 200 habitants. On est vraiment pas loin de l’île déserte ! D’ailleurs, aucun bateau de tourisme n’y va. Il faut maintenant prendre l’avion pour découvrir Maupiti. Il n’y a également aucun resort sur l’île, seulement des pensions de famille.

Maupiti, le centre du monde polynésien ? Pour les Polynésien, l’île de Maupiti est sacrée. C’est en haut de sa montagne que les rois venaient se faire sacrer car, selon la légende, l’île de Maupiti serait au centre exact du triangle polynésien : Nouvelle-Zélande, Île de Pâques, Hawaï.

Notre arrivée chez Martial le pêcheur

Comme on a pu vous expliquer dans les précédents articles, notre objectif en Polynésie était de dormir chez l’habitant. Après avoir mis un message dans un groupe de discussion sur Facebook, une femme vivant à Tahiti nous a contacté et nous a proposé de planter la tente chez son frère vivant à Maupiti, un certain Martial ! Ah, l’accueil légendaire des Polynésiens ! :-) Martial n’ayant pas internet, c’est elle qui a fait la messagère jusqu’à notre arrivée.

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Martial

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Moana

A Maupiti, l’aéroport se trouve sur un motu (îlot). Le voisin de Martial est donc venu nous récupérer en bateau pour nous emmener directement chez notre hôte. Celui-ci nous attendait sur le ponton, à la descente du bateau avec Lokau, son fils de 7 ans. Martial nous a mis directement à l’aise en nous montrant notre coin de jardin. Il nous a ensuite embarqué dans son pick up pour faire un premier tour de l’île en voiture ! Nous avons rencontré Arau le lendemain. Une femme très joviale et pleine de vie.

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3 jours au rythme polynésien

Martial étant pêcheur, nous avons eu la chance de manger du bon poisson frais pendant tout notre séjour. Il nous a aussi appris à ouvrir et raper une noix de coco pour faire du bon lait de coco. C’est pas si dur que ça quand on a pris le coup de main ! 😉 Moana, le frère de Martial nous a appris quelques légendes sur l’île. Arau nous a tout expliqué sur la culture de la vanille. Et nous avons passé beaucoup de temps à jouer avec Lokau qui s’ennuyait un peu pendant ses vacances.

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La découverte du lagon

Comme à Bora-Bora sa voisine, Maupiti possède un merveilleux lagon au beau dégradé de bleu. Il nous a fallut une heure de marche depuis chez Martial pour y arriver. Mais le lieu en vaut la peine. Nous y avons passé une journée paradisiaque à prendre le soleil, nager, chercher les requins pointes noires en snorkeling… Et pour couronner le tout, il y avait vraiment très peu de touristes quand nous y étions. On vous laisse juger par vous même ! 😉

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Une journée de pêche en pleine mer

On a testé beaucoup d’expériences pendant notre voyage autour du monde, mais on n’avait encore jamais été pécheur en pleine mer. Notre séjour chez Martial a été l’occasion de nous initier pendant une journée à ce métier.

De bon matin, Martial et Moana chargent le bateau de leurs lignes et harpons. Des caisses de glaces dans la gigantesque glaciaire bleu qui occupe le centre du bateau et nous voila parti plein gaz vers le grand large.

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Martial nous emmène chercher le thon rouge sur un premier spot de pêche à la bouée. Le concept : on accroche des sardines autour d’un bloc en béton qu’on jette dans l’eau. En tombant, le bloc de béton déroule la ligne et libère les morceaux de sardines jusqu’à l’hameçon final. L’extrémité de la ligne est accrochée à une bouée bi-colore. Quand la bouée se retourne, c’est qu’un poisson est à l’autre bout. Il ne reste plus qu’à le remonter à l’aide… de ses seuls bras ! Nous attendons quelques heures… sans aucun succès ! Ce n’est pas un bon jour selon Martial. Loin de se laisser abattre, notre pécheur passe à la pêche à la ligne dérivante. Ses efforts portent leurs fruits. Nous réussirons à pêcher deux gros poissons (9 et 15kg !!), cousins de l’espadon.

Le temps est long sur le bateau. On passe notre temps à attendre que le poisson morde. Et en plus de ça, le bateau bouge en permanence ! On n’a pas le mal de mer mais on commence à avoir sérieusement faim au moment de la pause déjeuner. Vers 15h, Martial décide de rentrer. La pêche miraculeuse n’aura pas lieu aujourd’hui !

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Ce qu’on peut affirmer après cette expérience hors du commun, c’est qu’il faut être sacrément courageux pour faire ce métier tous les jours, sous la pluie comme sous un soleil de plomb, même quand la mer est démontée. Nous qui nous prenions pour des aventuriers, nous n’en menions pas large au milieu des vagues gigantesques et des creux de plusieurs mètres. Pêcher en pleine mer, ça c’est de l’aventure, de la vraie !

La rencontre avec « l’artiste »

Le dernier jour, nous visitons la maison de « l’artiste », une drôle de bâtisse construite avec des coquillages et des objets que l’artiste trouve dans le lagon. On n’était pas vraiment intéressé par la visite mais Martial a vraiment insisté pour que nous allions y jeter un coup d’oeil. L’artiste, tel qu’il s’appelle lui même à la troisième personne, nous a accueilli à l’entrée de sa demeure avant de nous faire pénétrer dans son univers à la fois poétique et à la fois complètement loufoque ! Pendant environ 1 heure l’artiste nous a expliqué chacune de ses créations, disant qu’il n’a fait qu’interpréter ce que la nature lui offre si généreusement. « 50% la nature, 50% l’artiste » comme il le répète constamment. Avant de partir, il nous raconte quelques légendes sur Maupiti, joue quelques morceaux de ukulélé et nous confectionne à tous les deux, un chapeau en feuilles tressées.

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Bilan de notre séjour à Maupiti

Maupiti est de loin l’île la plus calme de notre séjour en Polynésie. Contrairement à Tahiti, on a vraiment eu l’impression d’être isolé au beau milieu de l’océan. Une sensation plutôt agréable surtout qu’on a passé un séjour chez des gens simples, formidables et d’une très grande générosité. Et comme le veut la coutume, nous sommes repartis chacun avec un magnifique collier de coquillage et une belle couronne de fleurs fraiches pour Chloé. Une très belle manière de terminer notre odyssée dans les îles avant de revenir à Tahiti.

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Infos utiles

  • Comment arriver à Maupiti :

en avion avec Air Tahiti, 50 minutes en avion depuis Bora-Bora, l’aéroport est sur un motu (l’escale était inclus dans notre pass Air Tahiti : Tahiti-Moorea-Huahine-BoraBora-Maupiti-Tahiti pour 405€ par personne)

  • Visite de la maison de l’artiste : 1 000 fr/pers, prévoir environ une heure

2 Responses to “Maupiti, 3 jours dans une famille de pêcheurs en Polynésie”

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