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En voyage il y a de belles histoires mais aussi des moins belles ! A peine 5 jours après notre arrivée au Laos, nous avons fait une visite pas vraiment prévue au programme : l’hôpital de Veng Vieng !

A l’origine de cette visite, il faut remonter 2 jours plus tôt, à Luang Prabang, où je me suis fait piquer sous le genou par un insecte. Il faut dire que j’ai l’habitude d’avoir des piqûres d’insectes. Les moustiques raffolent de mon sang ! Et j’ai la plupart du temps une bonne dizaine de marques de piqures minimum sur le corps.

Dès le lendemain, la piqure me gratte plus que d’habitude et une petite boule commence à se former autour. Les 2 premiers soirs, je désinfecte la plaie mais la piqure enfle de plus en plus. La douleur est tellement insupportable qu’il devient difficile pour moi de marcher. J’ai mal dès que je plie la jambe !

Nous nous rendons donc à l’hôpital de Veng Vieng. Première constat : le nom de l’hopital est écrit en français. Nous attendons à peine 5 minutes dans la salle d’attente et une dame parlant un peu français s’occupe de moi. J’ai de la fièvre et la piqûre s’est déjà propagée sur une dizaine de centimètres de diametre. La boule est vraiment dure et impossible à percer moi meme. L’infirmière essaye. La douleur est atroce et rien ne sort. Elle finit par désinfecter la piqûre et me prescrit des antibiotiques et des anti-douleurs pour 5 jours. Le personnel était très agréable. Au total, j’ai payé 130 000 kips (14,50€) pour la consultation et les médicaments.

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Après 5 jours de traitement, le gonflement de la piqure a un peu diminué mais j’ai toujours autant de mal à marcher. Nous allons donc à l’hopital international de Pakse. On nous a conseillé de ne pas aller du côté général ; même les Laotiens évitent d’y aller. Nous arrivons vers 19h. A l’accueil, personne ne parle anglais, ni français. Une infirmière parlant un peu anglais regarde ma blessure et me fait comprendre qu’il faut extraire le pus qui est coincé dedans. Elle m’allonge sur un lit et part chercher le médecin. J’avais un peu peur qu’ils m’ouvrent sans trop savoir pourquoi. Heureusement, le medecin parle français et m’explique qu’il va faire un petit trou avec une seringue puis l’agrandir pour faire sortir le pus. J’acquiesce mais reste un peu anxieuse. On m’installe dans une grande salle avec plein de lits. Ce sera ma salle d’opération ! En deux minutes, je me retrouve avec 6 personnes autour de moi, dont Romain. Le docteur et ses assistants me mettent en confiance. Malgré les lézards au mur, les ustensiles utilisés sont très propres et neufs, de quoi renverser les clichés sur l’hygiène dans les hôpitaux asiatiques ! Je me suis tout à fait en confiance entre leurs mains.

Quand le médecin enfonce la seringue, je ne sens rien tellement l’épaisseur de l’infection est importante ! C’est après que ça commence à devenir douloureux. Il ouvre un peu plus le trou à l’aide d’une pince. Comme ça ne sort toujours pas, il enfonce la pince jusqu’à la zone infectée. C’est la délivrance ! Une giclée de pus sort de la plaie. L’infirmière presse en continue pour évacuer le pus. Une quantité impressionnante sort ! Pour me décompresser je serre de toutes mes forces la main de Romain. Comme je crie beaucoup, le médecin me fait une piqûre d’antidouleurs dans les fesses. Aucun résultat… je continue de crier tout en pleurant… et en riant parfois devant les têtes surprises et amusées de l’equipe médicale.  Au bout de 5 minutes interminables, le médecin me dit que le plus gros est sorti mais qu’il faut revenir le lendemain pour continuer l’opération.

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Il me prescrit des anti-douleurs et des antibiotiques. Toute la semaine suivante, je continue à enlever du pus de ma blessure mais je n’ai plus mal.

La plaie a fini par cicatriser et maintenant ça va mieux !

Au final, je ne sais toujours pas quel insecte m’a piqué. Le médecin ne savait pas non plus. Il a juste dit que ça devait être un insecte porteur d’une bactérie, d’où l’infection qui s’est transformée en furoncle…

Bilan des frais medicaux :

Hôpital de Veng Vieng : 130 000 kips (14,50€)

Hôpital de Pakse : 174 000 kips + 35 000 kips le lendemain (23€)

Soit un total de : 339 000 kips (environ 37€)

Heureusement que nous avons souscrit une assurance maladie pour voyageur. On a été remboursé très rapidement. Si ça vous intéresse, il s’agit de l’assurance CAP AVENTURE de Chapka Assurances.

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2 Responses to “Le jour où j’ai testé l’hôpital au Laos”

  1. Lili

    J’ai lu toute l’histoire de la piqure de la bestiole , j’espere qu’ils ton soignée correctement car moi suite a une pique de tique
    je vis l’enfer depuis 5 ans , je rentre a l’hôpital demain pour recevoir des antibios , en faite ça a été mal soigné au départ
    et maintenant c’est chronique enfin tout ça pour te dire qu’une petite bête fait parfois plus de mal qu’une grosse …lol
    je vous suis depuis que j’ai trouvée votre blog …. par hasard …lol
    Bisous Lili

    Répondre
    • playingtheworld

      Ouille ouille ouille ! C’est inquiétant tout ça… Merci pour ton témoignage 🙂

      Répondre

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